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La BIO

Né à Madagascar, d’un père marseillais et d’une mère créole…

Cette mixité, ce métissage, ont influencé ma musique, mais ma vie aussi. Pour être franc, je n’ai commencé à réaliser ce métissage que bien aprés mon retour en France, et de fait cette prise de conscience ne s’est faite que tardivement, si vraiment on peut dire qu’elle soit achevée.

Je peux au moins dire que je n’ai pas grandi dans l’amour de la musique, à laquelle mes parents étaient parfaitement étrangers. C’est donc en autodidacte que je l’ai découverte, tardivement là encore. J’ai fait comme beaucoup, appris la guitare, intégré des petits groupes de passage, arrêté mes études et suis parti au Club Med quelques mois pour gagner trés mal ma vie.

C’est à mon retour à Paris que j’ai rencontré quelqu’un passionné de synthétiseurs, mais pas musicien. Il m’a laissé accéder jour et nuit à ses instruments, qui en feraient rêver plus d’un aujourd’hui (Moogs, Oberheim, Arp, Korg, etc...), si bien que je suis devenu trés vite familier d’une musique qui naissait à peine, écoutant les groupes références de l’époque pendant des heures (Kraftwerk, Tangerine Dream, Klaus Schulze...).
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Un producteur, Maxime Schmitt, entendit parler de moi et me proposa de venir en studio faire les arrangements synthés et les programmations pour un groupe qui enregistrait son premier Single. Il avait dans l’idée d’en faire le premier groupe Techno-Rock français. Ce groupe s’appelait Taxi Girl, et celà donna “Man’kin”, “Chercher le garçon” et d’autres encore. J’avais enfin l’impression excitante de participer à quelque chose de vraiment nouveau.
Peu de temps aprés, mon travail avec Taxi Girl fit qu’un autre groupe me contacta pour les mêmes raisons, et notre collaboration dura encore plus longtemps. D’abord un premier Single (et album) : “L’aventurier”. Le groupe bien sûr, c’était Indochine. Je fus un peu le cinquième membre du groupe, pendant dix ans, jusqu’à l’album “le baiser”.
Je ne voulais pas pour autant rester formaté comme spécialiste des synthés, quelque chose ailleurs me titillait, et le hasard se chargea du reste.
indochine

La musique & l’image.

Je fis sans y croire, parce que je n’avais jamais travaillé pour l’image, ni cinéma ni télévision, une proposition à une chaîne naissante, CANAL +. Je m’y intéressais pourtant, j’étais un grand fan de Brian Eno, de sa “Music for airports” et de son approche trés design de la musique “objet”. Ayant composé quelque chose qui transgressait absolument toutes les règles télévisuelles alors (et souvent encore) en vigueur, je fus trés surpris que Pierre Lescure choisit non seulement ma composition, mais encore me demanda de composer tout l’habillage. J’allais encore plus loin que lui en choisissant de créer cet habillage en compagnie d’artistes réputés alors pour leur non-compromission en matière de médias: Gainsbourg, Jonasz, Charlélie Couture, Mc Laughlin et d’autres...
Le virus de l’image était pris. Cet habillage dura prés de 20 ans.
Suivirent l’habillage de la 7, de M6.
Ma première rencontre avec le cinéma, je l’ai partagée avec quelqu’un qui lui aussi le rencontrait pour la première fois: Enki Bilal, pour “Bunker Palace Hotel”. Plus encore que le film, et sa musique, ce furent les quelques semaines passées en Bulgarie et en Yougoslavie, dans l’ambiance du communisme décadent et de la montée de la haine entre ethnies, qui furent pour moi décisives. C’est là-bas que je réalisai ce que signifiait vraiment la rencontre avec des artistes étrangers, dans leur contexte, et ce qu’elle supposait comme respect et humilité. C’est là-bas que j’appris à devenir curieux, et non plus voyeur.
canal
C’est à cette époque , notamment grâce à ma collaboration au Mahabharata de Peter Brook, que je commencai mon lent éveil aux autres musiques, traditions et instruments d’ailleurs. Que me vint le goût de m’y intégrer, et de les inviter dans mes compositions.
Autant pour mes projets personnels (comme “Mammas”), que pour mes rencontres avec d’autres artistes dont je réalisais les albums (comme Khaled).
A ce moment, j’avais la chance de continuer de composer des musiques de film pour cette sorte de “Nouvelle vague” française (Klapish, Harel, Salvadori), et même pour le symbole de l’ancienne Nouvelle vague : Eric Rohmer.
Je pratique aujourd’hui avec plaisir ce mélange des genres, qui me rend assez labyrinthique aux yeux de certains, mais dont je sais maintenant que je ne pourrai me défaire.
un air de famille

L’OEIL ECOUTE

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